mardi 18 décembre 2007
Diversité Culturelle - UNESCO
Diversité culturelle « Notre riche diversité… fait notre force collective », ainsi la Déclaration de Johannesburg soulignait-elle l’importance du concept. Souvent les possibilités d’éducation et de développement humain viable sont en butte au manque de tolérance et de compréhension interculturelle, fondements de la paix. La perspective de la compréhension interculturelle doit imprégner non seulement le contenu des programmes éducatifs mais aussi caractériser les relations enseignant-apprenant et apprenant-apprenant. Les situations d’apprentissage de toutes sortes constituent des occasions idéales de pratiquer et d’approfondir le respect et la compréhension de la diversité, et de prendre en compte les savoirs autochtones (Savoirs autochtones : Le savoir local est un conservatoire de la diversité et une ressource essentielle pour comprendre l’environnement et l’utiliser au mieux, dans l’intérêt des générations actuelles et futures. Introduire ce savoir dans la trame de l’apprentissage permet aux apprenants de tirer de leur environnement immédiat des principes scientifiques et une image de la société, ce qui resserrera les liens entre savoir exogène et autochtone. Le savoir local est associé aux manières de l’exprimer dans la langue locale - l’emploi des langues locales dans l’éducation, couplée avec d’autres, est un facteur non seulement de l’équilibre du développement cognitif des enfants mais aussi de la reconnaissance, de la validation et de l’utilisation des leçons tirées directement de la vie quotidienne et de la communauté locale.
Pour la DNUA reconnaître et analyser la diversité culturelle et linguistique sont les prémisses à partir desquelles construire les programmes d’alphabétisation – la méthode des apprentissages se définit en partie par les différences culturelles dans les méthodes d’apprentissage et par l’utilisation des diverses langues. Une des clés de cette diversité est le respect du savoir autochtone et des autres formes de savoir, l’usage des langues autochtones dans l’enseignement et l’intégration dans les programmes éducatifs, à tous les niveaux, des visions du monde et des conceptions autochtones de la viabilité. Les valeurs, la diversité, le savoir, les langues et les visions du monde qui vont de pair avec la culture, forment l’un des piliers du développement durable et le support de l’EDD. La culture est ainsi non pas un ensemble de manifestations particulières (chant, danse, vêtement) mais une manière d’être, de se relier aux autres, de se comporter, de croire et d’agir tout au long de la vie, et qui évolue constamment au gré du temps et des échanges avec les autres cultures.La culture, c’est-à-dire les manières d’être, de traiter avec autrui, de se comporter, de croire et d’agir, qui diffèrent selon le milieu, l’histoire et la tradition et au sein duquel les êtres humains vivent leur vie. Cela revient à reconnaître que les pratiques, l’identité et les valeurs - le logiciel du développement humain - jouent un grand rôle dans le choix des orientations et des engagements communs. En ce qui concerne la dimension culturelle de l’éducation en vue du développement durable, il convient d’en souligner des aspects importants : il s’agit de :
- Reconnaître la diversité : la riche tapisserie de l’expérience humaine qui se traduit dans la variété des paysages et des contextes socioculturels du monde,
- Grandir dans le respect et la tolérance de la différence : lorsque le contact avec l’altérité est enrichissant, vivifiant et stimulant,
- Défendre ses valeurs dans un débat ouvert, et en s’engageant à maintenir le dialogue,
- Intégrer dans la vie privée et institutionnelle les valeurs de respect et de dignité, implicites dans le développement durable,-
Renforcer les compétences humaines dans tous les domaines du développement durable,
- Utiliser le savoir autochtone de la flore et de la faune et les pratiques durables en agriculture, et dans l’emploi de l’eau, etc.
- Favoriser les pratiques et les traditions qui conditionnent la durabilité - y compris les actions visant à prévenir les excès de l’exode rural,
- Reconnaître et intégrer les conceptions globales spécifiques que chaque culture a de la nature, de la société et du monde, plutôt que de les ignorer ou de les détruire consciemment ou par inadvertance, au nom du développement,
- Employer les modèles locaux de communication, y compris l’usage et le développement des langues locales, en tant que vecteurs de l’interaction et de l’identité culturelle. Les questions culturelles sont, elles aussi, liées au développement économique par les revenus que les manifestations culturelles peuvent procurer, à travers la peinture, la musique, la danse ainsi que le tourisme.
Lorsque de telles industries culturelles se développent, il faut être pleinement conscient du risque de faire de la culture une marchandise qui ne serait plus alors que l’objet d’un échange avec des étrangers. Les cultures doivent être respectées en tant qu’elles sont le milieu dynamique et vivant dans lequel les êtres humains du monde entier puisent leurs valeurs et leur identité. Par exemple, les petits États insulaires en développement se sont toujours trouvés au carrefour des interactions culturelles des hommes. Leurs histoires témoignent de la richesse des échanges économiques, sociaux et culturels que les petites îles ont offerte aux monde.
Nombreux sont les peuples et les communautés insulaires qui apprécient à leur juste valeur les dimensions culturelles et biophysiques du développement.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire